Ancien maire de Forcalquier devenu député puis délégué général de La République en marche et secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner est aujourd’hui un homme qui fait partie d’un cercle rapproché du président de la République. Et pourtant, qui aurait cru qu’il a connu une jeunesse mouvementée ? Ce dimanche 3 juin, Le JDD lève le voile sur sa face cachée, enfouie dans son passé mais dont certains détails font encore partie de sa vie. En 2008, Christian Oraison, un caïd des Alpes-de-Haute-Provence, a été abattu de plusieurs balles. De ses années méridionales, il a conservé « quelques discrètes cicatrices » et un souvenir : sa chaîne en or, autour du cou. Il s’agit d’un cadeau de sa mère, qu’il a refusé d’enlever malgré les demandes de tous les communicants. « Je ne l'ai jamais quittée. Je la cache en mettant une cravate parce qu'il paraît que sinon, ça fait trop kéké », confie au JDD l'ex-porte-parole du gouvernement. Son ancrage n’est pas tombé du ciel. En 2001, la «Cité des quatre reines» était dirigée par un RPR. Encouragé par Jean-Louis Bianco, le patron du département, ancien ministre de François Mitterrand, Castaner se lance dans une campagne de porte-à-porte. Son épouse, Hélène, suit avec leur fille aînée dans la poussette. «“Boîte aux lettres”, ce sont les premiers mots qu’elle a prononcés», rigole-t-il encore. La victoire est une surprise. L’apparatchik, qui a écumé jusque-là les cabinets des ministres socialistes (Catherine Trautmann, Michel Sapin ou Tony Dreyfus, le maire du Xe à Paris), change de vie. Hélène entame une carrière de cadre bancaire à Aix-en-Provence. Il gravit les échelons : vice-président du conseil régional en 2004, député des Alpes-de-Haute-Provence en 2012. Le couple acquiert une jolie bastide sur les hauteurs de la ville. ’un contrat à long terme signé avec TransCanada Energy. Imaginez si Hydro-Québec avait construit les 12 centrales au gaz prévues avec des contrats signés à ces conditions avec le privé. La centrale au gaz Le Suroît est un projet proposé par la haute direction et appuyé par le Conseil administration d’Hydro-Québec. La résistances s’organise et est déterminée à faire reculer le gouvernement. Cette victoire citoyenne aura une porté considérable puisqu’elle a fait dérailler les projets en partenariat avec le privé d’une dizaine de centrales au gaz. Le Conseil d’administration : « Pour nous, ce projet est essentiel si l’on ne veut pas manquer de courant au cours des prochaines années. La haute direction d’Hydro-Québec recevra un appui de taille ce matin. Les membres du conseil d’administration de la société d’État réunis dans la métropole devraient renouveler leur profession de foi envers le très controversé projet de centrale au gaz naturel du Suroît. « La période des examens est vue comme la saison de récolte au ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) tant par le petit personnel que par le ministre », a dénoncé l’ancien ministre de l’Éducation nationale. De plus, a renchéri Jacques Edouard Alexis, des fonctionnaires en connivence avec des particuliers fraudent dans les contrats de réparation ou de reconstruction des infrastructures scolaires. Plus loin, Jacques Edouard Alexis a révélé que la préparation du budget de la République est l’un des problèmes majeurs sur lesquels la présidence et la Primature ne s’entendent pas toujours. Dans le cadre d’un projet démocratique, a-t-il dit croire, la lutte contre la corruption s’impose parce qu’elle est contre la promotion des droits de l’homme. En outre, Jacques Edouard Alexis a questionné certaines règles établies : « Est-ce qu’un président doit être considéré comme mineur dans l’exercice de ses fonctions ? Doit-on permettre aux parlementaires de participer à la nomination des ministres ? Abondant dans le même sens, Yvon Neptune, Premier ministre d’Haïti de 2002 à 2004, a situé un Premier ministre dans le contexte de la Constitution et des lois. Un Premier ministre est nommé par le président et ratifié par le Parlement. Ensemble, le Premier ministre et le président choisissent les autres ministres du gouvernement. « Je ne sais pas si ça a été ainsi dans votre cas, a-t-il farouchement lancé aux autres ministres, . Dans la foulée, M. Neptune a critiqué le pouvoir législatif dans la manière dont il gère la question des décharges. Selon lui, de la 46e à la 50e législature, les parlementaires n’ont pas rempli leur rôle. De son côté, Michèle Duvivier Pierre-Louis, Première ministre de 2008 à 2009, a jugé que la corruption est partout et qu’elle est massive. Elle a plutôt mis l’accent sur la transparence et la bonne gouvernance, vecteurs de développement. A cet effet, l’ancienne Première ministre a avoué avoir vainement essayé d’initier le gouvernement électronique (E-Gouvernement) pour lutter contre la corruption et harmoniser les actions du gouvernement lors de son mandat. Le gouvernement électronique utilise les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), permet d’améliorer la qualité des services publics, promeut l’interaction entre les entreprises et renforce la participation des citoyens par l’accès à l’information. L’E-Gouvernement permet aussi de réinventer les processus administratifs pour atteindre la bonne gouvernance tout en réduisant la corruption au profit de la transparence et de la réduction des coûts des services administratifs. Entre 2008 et 2009, des démarches ont été entamées avec d’autres gouvernements pour analyser les impacts et la démarche à suivre pour qu’Haïti se dote de gouvernement électronique. Sans se dédouaner de leurs responsabilités, les trois anciens Premiers ministres ont profité du colloque pour manifester leurs désaccords avec des pratiques obsolètes qui persistent encore au timon des affaires du pays. Sciemment, les trois anciens premiers ont démontré comment la corruption gangrène les institutions étatiques en raison de la volonté des décideurs à ne pas s’accorder pour atteindre le même objectif et éradiquer les tares.