Humanum est

12 avril 2017

Cordon bleu ou cordon rouge

Ceux qui me connaissent l'ont appris à leurs dépens : Je suis une vraie catastrophe dès qu'il s'agit de cuisiner. Je ne parviens pas à sortir un plat correct d'une cuisine. Mes amis prennent d'ailleurs un malin plaisir à me rappeler mes ratés passés. L'anecdote qu'ils préfèrent, c'est cette soirée où je les ai invités dans mon appartement et où j'ai voulu leur faire du caviar d'aubergine. Vous vous doutez déjà de la chute : je l'ai raté. Mais je ne l'ai pas seulement un peu raté : je l'ai raté jusqu'à le rendre dangereux. Un de mes amis (que j'ai curieusement perdu de vue depuis) a passé la nuit aux urgences tellement il avait mal au ventre ! Et le pire, c'est que je n'ai jamais su comment j'avais pu obtenir un résultat pareil. Mais ma douce, qui est parfois d'une adorable naïveté, ne désespère pas de faire un jour de moi un cordon bleu qu'elle exhibera fièrement à ses amies. Elle m'a même emmené tout récemment à Caen pour que j'y suive un cours de cuisine. Et je dois reconnaître que j'ai plutôt aimé l'expérience. Une fois n'est pas coutume, j'ai pu présenter une assiette qui avait l'air comestible. Pourtant, je ne suis pas certain que le chef qui nous a concocté l'atelier ait été vraiment ravi de ma présence. Il faut dire qu'en l'espace d'un atelier, j'ai fait tomber un plat en verre, éclaboussé tous les participants, et suis passé outre une dizaine de règles de base d'hygiène alimentaire. Le chef a gardé le sourire jusqu'au bout, mais je suis sûr qu'il m'a mis sur sa liste noire. Si j'y retourne, il m'empêchera d'entrer dans sa cuisine. Tout ça pour dire que j'ai été ravi par ce cours de cuisine (et ce, aussi bien l'originalité de la chose que pour son caractère très ludique), mais il faut abandonner l'idée que je devienne un jour un cuisinier potable : cela n'arrivera vraisemblablement jamais. Mais si vous aimez un tant soit peu la popote, c'est clairement un cours sympathique, que je ne peux que vous recommander. Pour plus d'informations là-dessus, ça se passe ici pour toutes les informations sur ce cours de cuisine à Caen..

cuisine 3

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20 mars 2017

Poutine appelle à une lutte plus active contre les terroristes

Afin de réprimer efficacement l’activité des extrémistes et des terroristes sur Internet, les services secrets doivent les dépister et liquider leur base financière, a indiqué le président russe Vladimir Poutine. Intervenant jeudi lors d'une réunion de la direction collégiale du Service fédéral de sécurité (FSB), le président russe Vladimir Poutine a appelé à intensifier le travail des services secrets en vue de réprimer l'activité des extrémistes et des terroristes sur Internet. « On doit à l'avenir également dépister activement les groupes terroristes et bloquer leur activité. Il s'agit notamment de les priver de leur base financière, de couper court aux activités des émissaires étrangers et à toutes les activités subversives sur Internet », a déclaré le chef de l'État. Et d'ajouter qu'il était aussi nécessaire de faire appel à l'expérience tant russe qu'internationale. « Quant à la répression du terrorisme, à part les mesures musclées, un travail de prévention permanent est nécessaire. Il importe surtout d'empêcher les extrémistes d'entraîner des jeunes dans leurs réseaux criminels. Il s'agit, somme toute, de susciter dans la société une profonde aversion pour le nationalisme, la xénophobie et le radicalisme agressif. Un dialogue actif s'impose avec les institutions de la société civile et les représentants des confessions traditionnelles de la Russie », a souligné Vladimir Poutine.

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06 février 2017

Quand les réunions seront virtuelles

Le public n'en a pas encore conscience, mais une nouvelle technologie va révolutionner sous peu notre quotidien : la réalité virtuelle. La semaine dernière, on m'a par exemple envoyé à Istanbul pour suivre un incentive au cours duquel j'ai eu l'occasion de m'essayer à cette nouvelle technologie. Et je peux vous dire que ça m'a troublé. J'étais plus ou moins convaincu jusque-là que cette technologie n'allait pas trouver preneur. Mais maintenant, j'ai au contraire tendance à penser que c'est une innovation majeure qui est à l'oeuvre, et qui sera aussi essentielle que l'avènement du web. Nous n'envisagerons plus le virtuel de la même façon qu'avant. Et je ne pense pas seulement au jeu vidéo. Même si, comme on peut s'en douter, elle va vraiment renouveler les règles du gaming. Cela fait pas mal de temps que je suis sorti des jeux vidéo. Mais lorsque je considère l'immersion que donne la réalité virtuelle, il n'est pas interdit que je m'y remette l'année prochaine, lorsque la technologie sera vraiment au point (les tarifs sont pour le moment assez prohibitifs). Je suis convaincu qu'il faut vraiment y avoir joué soi-même pour voir à quel point la réalité virtuelle introduit une expérience toute autre aux jeux. A l'occasion de cet incentive, j'ai par exemple pu jouer avec des collègues qui n'avaient jamais eu une manette entre les mains (ils ont dû avoir une enfance douloureuse ou amish). Et cependant, tous ont été séduits par le concept. Comme quoi, cette technologie peut séduire tous les publics. D'après moi, cette innovation va aller bien au-delà du jeu vidéo. D'ici deux ans, je pense que pas mal d'entre nous travailleront avec ces casques. Imaginez : il sera par exemple possible de faire des conférences virtuelles et de réunir dans une même pièce virtuelle des personnes se trouvant dans le monde entier. Cela constitue une énorme différence, par rapport aux visio-conférences auxquelles nous sommes habitués ! Imaginez donc un peu le gain de temps et d'efficacité avec cette nouvelle façon de faire ! Je ne sais pas pour vous, mais j'ai hâte de voir ce que ça donne. :-) Décidément, j'ai bien apprécié cet incentive à Istanbul. D'ailleurs, voilà le site de l'agence qui l'a mené, si vous souhaitez voir le programme de cette soirée gaming un peu particulière.

istanbul

 

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30 janvier 2017

Dans l'aquarium

sentosa

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Pragmatisme de Trump ?

Le président américain sortant Barack Obama juge que son successeur Donald Trump est un «pragmatique» qui aura du mal à démanteler les accords historiques signés par les États-Unis comme sur le nucléaire iranien et le climat. Le dirigeant démocrate a également assuré que M. Trump était favorable à la solidité de l'OTAN et de l'alliance transatlantique, malgré des déclarations de campagne du milliardaire qui avaient semé la consternation en Europe. Pour sa première conférence de presse depuis l'élection choc du magnat de l'immobilier, M. Obama a aussi confié ses «inquiétudes» à propos de la présidence Trump qui commencera le 20 janvier 2017 et pour laquelle le président élu a lancé la sélection des hiérarques de son administration. «Est-ce que j'ai des inquiétudes? Absolument. Bien sûr que j'ai des inquiétudes. Lui et moi divergeons sur tout un tas de sujets», a lancé M. Obama, interrogé sur la nomination, comme chef de la stratégie à la Maison-Blanche, de Steve Bannon, considéré comme un héraut de l'extrême droite. Sa promotion a indigné les associations anti-racistes. Mais alors que le président Obama n'avait cessé durant la campagne de dénoncer l'inaptitude de Donald Trump à diriger la première puissance mondiale dotée de la force nucléaire, il a jugé lundi que son successeur n'était «pas (...) un idéologue». «Je crois qu'au bout du compte, c'est un pragmatique. Et cela peut lui être utile, à partir du moment où il a de bonnes personnes autour de lui et qu'il sait clairement où il va», a dit M. Obama qui avait reçu M. Trump jeudi dans le Bureau ovale, deux jours après son élection qui avait provoqué une onde de choc mondiale. Face aux inquiétudes exprimées par des alliés des États-Unis devant la possible réorientation de la diplomatie américaine, le président Obama a affirmé qu'il y aurait une «immense continuité» de la politique étrangère et que son pays devait rester «un phare de l'espérance» et la «nation indispensable» pour le monde. La candidat Trump avait promis qu'élu président il «déchirerait» l'accord de contrôle du programme nucléaire iranien, une percée diplomatique majeure négociée pendant des années par les États-Unis, et les autres grandes puissances, avec l'Iran et conclue le 14 juillet 2015. De même, le président élu avait juré d'«annuler» l'accord de l'ONU sur le climat paraphé à Paris fin 2015. Mais pour Barack Obama, le président Trump aura du mal à tenir ses promesses car «il devient plus difficile de défaire quelque chose qui fonctionne (...) un accord fantastique (...) qui empêche l'Iran d'obtenir une arme nucléaire». «C'est vrai dans d'autres circonstances, par exemple pour l'accord de Paris» contre le réchauffement climatique, a insisté Barack Obama, Donald Trump ayant dénoncé un «canular» et une «invention» de la Chine. M. Obama s'exprimait juste avant un ultime voyage en Europe qui le mènera en Grèce et en Allemagne, où il tentera de rassurer ses alliés. «Un des messages que je serai en mesure de porter est son engagement (de M. Trump, Ndlr) à l'égard de l'OTAN et de l'alliance transatlantique», a assuré le président sortant. Mais l'une priorités du prochain président des États-Unis est de se réconcilier avec la Russie du président Vladimir Poutine, après des années de coup de froid en raison de la Syrie et de l'Ukraine. Les deux hommes se sont ainsi entretenus pour la première fois par téléphone lundi, le Kremlin annonçant qu'ils étaient d'accord pour «normaliser» les relations entre Moscou et Washington. A New York, l'équipe Trump a confirmé, parlant du souhait du président élu de nouer des «relations fortes et durables avec la Russie et avec le peuple russe». M. Trump s'est aussi entretenu avec le président chinois Xi Jinping et ils «se sont mis d'accord pour maintenir des contacts étroits, bâtir une bonne relation de travail et pour se rencontrer bientôt», selon la télévision d'État chinoise CCTV. Bal des prétendants À New York, le bal des proches conseillers et prétendants aux postes gouvernementaux a repris à la tour Trump de Manhattan, avec la visite d'un candidat au poste de secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin, ancien de la banque Goldman Sachs. La directrice de campagne de Donald Trump, Kellyanne Conway, a dit que de «nouvelles nominations» seraient certainement annoncées cette semaine. Dans ses 100 premiers jours à la tête du pays après son investiture le 20 janvier, M. Trump aura pour priorités de s'attaquer à l'immigration illégale, de baisser les impôts, de définir ses grands axes de politique étrangère et de réformer la loi sur l'assurance santé Obamacare, selon le futur secrétaire général de la Maison-Blanche et président du parti républicain, Reince Priebus. «Nous avons l'opportunité de faire tout cela étant donné que nous avons la Chambre des représentants et le Sénat, et nous avons un Congrès qui a hâte de faire ce travail», a-t-il dit sur ABC, soulignant la «victoire écrasante» des républicains lors des législatives du 8 novembre.

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22 novembre 2016

Le risque financier des pays émergeants

Les pays émergents doivent aussi s’adapter à un contexte de croissance mondiale ralentie, de baisse des cours des matières premières et de contraction du commerce mondial. Une conjoncture extérieure favorable, caractérisée par de faibles taux d’intérêt et des investissements en quête de débouchés de par le monde, donne aux entreprises surendettées l’occasion de restructurer leur bilan. Les entreprises de beaucoup de ces pays ont sans doute atteint un plafond d’endettement, car elles ont considérablement réduit leurs investissements face à la baisse des cours des matières premières et au ralentissement de la demande. Pour de nombreux pays émergents la difficulté consiste à inverser sans heurts le levier financier des entreprises dont le bilan est fragilisé. Près de 11 % des dettes des entreprises (plus de 400 milliards de dollars) sont le fait de sociétés dont les capacités de remboursement sont affaiblies. D’après notre scénario de référence, l’endettement ne diminue que lentement, car le problème est difficile à régler en raison des hauts niveaux d’endettement et des capacités excédentaires des entreprises, qui subissent les effets de la dégradation de la conjoncture extérieure et intérieure. Un ajustement en ordre dispersé est encore possible si les primes de risque mondiales augmentent alors que les bénéfices diminuent. Cela aurait pour effet d’épuiser les marges de fonds propres des établissements bancaires dans certains pays émergents. La croissance rapide du crédit en Chine et le développement des produits financiers du système bancaire parallèle constituent des risques croissants pour la stabilité financière. Le système financier, en rapide expansion, est de plus en plus interconnecté et tributaire des effets de levier, et la création d’instruments et de produits d’investissement innovants en accroît la complexité. Comme signalé dans l’édition d’avril 2016 du GFSR, les créances compromises du secteur des entreprises restent élevées et les risques liés aux créances hors emprunts compliquent les problèmes. Source: séminaire entreprise.

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05 novembre 2016

Les français aiment la bière

Après 30 ans de baisse, la consommation de bière est repartie à la hausse en 2015, rattrapant le niveau de 2010. Une hausse liée au développement des bières artisanales et la féminisation de la consommation. Les Français se remettent à boire de la bière. 2015 est "la première année où il y a un effet positif certain", avec une croissance de 3,1% en volume, alors que les ventes de bière avaient connu "une baisse tendancielle de 1% par an sur les 30 dernières années avec une diminution du nombre de brasseries et de la consommation", a expliqué le président de l'association des Brasseurs de France, François Loos. Le marché français "rattrap(e) ainsi le niveau du début des années 2010, grâce à un renouvellement de l'offre et une météo très favorable, notamment en arrière saison", selon les Brasseurs de France. Cette croissance est due "à l'offre qui se multiplie" avec plus de brasseries, un développement croissant des bières artisanales et régionales et de nouveaux consommateurs notamment féminins. Avec 800 brasseries réparties sur tout le territoire, la France est le troisième pays européen en nombre de sites de production. Le nombre de brasseries a été multiplié par deux en cinq ans, offrant plus de 2.000 marques de bières, alors que dans le même temps, la consommation de bière s'est stabilisée globalement autour de 20 millions d'hectolitres. Dans le même temps, les femmes s'intéressent de plus en plus à ce breuvage traditionnellement associé aux soirées foot plutôt qu'à la dégustation. Selon une étude menée par Brasseurs de France, 59% des d'entre elles déclaraient ne jamais boire de bière en 2015, contre 63% en 2014. Les modes de consommation évoluent en outre, celle à domicile se développant au détriment des débits de boisson: dans le détail, les ventes de bière affichent une hausse de 5% en volume en distribution alimentaire, et une baisse de 1% dans les bars et restaurants. Avec une consommation totale d'un peu plus de 20,6 millions d'hectolitres de bière en 2015, soit 30 litres par an et par habitant, la France, où le vin se taille toujours la part de lion, n'est cependant que le vingt-sixième pays consommateur de l'Europe des 28, en volume.

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Agriculture en danger

Un millier d'agriculteurs ont manifesté mercredi à Londres pour dénoncer la chute des prix des produits agricoles et appeler le gouvernement à l'aide, a constaté l'AFP. Dans leur ligne de mire, les supermarchés et l'industrie de transformation qui tirent les prix vers le bas, ont-ils dénoncé. "Pour tous les agriculteurs, c'est la bataille pour survivre. Parce que le prix du lait a chuté de 50%. Parce que les supermarchés et les groupes agro-alimentaires poussent tout vers le bas. L'industrie du boeuf baisse. Tout le monde a du mal, le prix des cultures arables, du maïs sont au plus bas," a déclaré à l'AFP Yulita Parkes, membre de l'organisation Farmers for Action. Carey Hazelhood, éleveuse dans le Warwickshire (centre de l'Angleterre), a expliqué vouloir attirer l'attention sur sa profession, qu'elle estime abandonnée. "J'espère qu'aujourd'hui on fera attention à nous et j'espère que tout le monde va nous soutenir, va soutenir les fermes britanniques (...) et acheter des produits britanniques", a-t-elle dit. Selon des chiffres du gouvernement, le revenu moyen des producteurs de lait devrait chuter de 45% cette année à 46.500 livres (58.000 euros). Et selon certains acteurs du marché, un producteur sur cinq pourrait être contraint de mettre la clé sous la porte à court terme. Actuellement, l'Angleterre, l'Écosse et le pays de Galles comptent 10.500 producteurs de lait contre 21.000 il y a dix ans, selon le ministère de l'Agriculture. Les producteurs de céréales, confrontés à la hausse mondiale de la production et à une monnaie britannique forte, ont eux souffert d'une chute de 25% de leurs revenus, à 34.000 livres (43.000 euros).

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21 mars 2016

Meeting et libre-arbitre

Avec le boulot, il ne se passe pas un mois sans que j'assiste à un meeting quelque part dans le monde : a cet égard, le blues du businessman semble avoir été écrit pour moi. Tous ces déplacements m'ont appris à respecter les codes en vigueur dans ce genre d'événement. Mais dernièrement, j'ai pu assister à un congrès à Barcelone qui m'a rappelé à quel point les premiers pas pouvaient être compliqués dans le domaine. Une collègue a en effet intégré récemment l'entreprise : c'était donc là son premier congrès. Et cela l'a amenée à commettre un impair qui va sans doute lui coller aux basques : quand son tour est venu, elle n'a pas voulu participer à l'animation musicale. Du coup, après avoir d'abord été encouragée par les participants, elle s'est faite huer. Ca peut vous sembler insignifiant, mais force est de constater que ce genre d'accident laisse des traces. En refusant, elle s'est en effet attachée une étiquette de peigne-cul qui a modifié les comportements des autres à son égard. Depuis notre retour, elle n'est donc plus la miss du bureau d'à côté : c'est la constipée qui ne se mélange pas à la plèbe. Si elle avait eu plus d'expérience en matière de meetings, elle aurait su qu'il ne faut jamais s'abstenir de participer aux activités. Il convient de ne rien refuser. Même si on trouve tout ça ridicule. Même si ce n'est pas évident : car c'est essentiel pour bien s'intégrer dans l'entreprise. En effet, le fait de rejeter une activité de groupe donne aux autres le sentiment que la personne se juge supérieure à elles. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que dans le cadre d'un séminaire, la vie est semblable à celle à l'oeuvre dans un petit village : tout le monde parle de ceux qui ne s'intègrent pas bien. Et il y a toujours un fou du village sur lequel les gens aiment casser du sucre sur le dos. Il faut juste faire attention à ne pas le devenir. Ceci étant posé, quand on respecte ces codes, il est possible de profiter pleinement du voyage. J'ai d'ailleurs bien apprécié ce congrès à Barcelone, qui a eu le don de me ressourcer efficacement. Si cela vous intéresse, je vous laisse le lien vers l’Agence Séminaire à Barcelone, organisatrice de cet événement.

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Hémoragie chez les verts

Alors que la crise écologique, conférence COP21 oblige, occupe les devants de la scène, le parti écologiste français s’enfonce dans une crise particulièrement violente. Europe Écologie-Les Verts n’est plus le même depuis le départ d’un nombre non négligeable de ses dirigeants et de ses élus. En quelques semaines, EELV a perdu les présidents de ses deux groupes parlementaires: Jean-Vincent Placé au Sénat, Barbara Pompili et François de Rugy à l’Assemblée nationale. C’est toute l’aile droite du parti, attachée à l’alliance avec le PS, qui a fait scission dans le désordre. L’hémorragie ne se limite pas aux têtes les plus connues. Véronique Massoneau, députée écologiste du Nord, a également pris la porte, n’ayant pas supporté l’alliance avec le Front de gauche choisie par les militants dans sa région. Citons encore le départ de Stéphane Gatignon, maire de Sevran (Seine-Saint-Denis), ou celui de Christophe Porquier, vice-président de Picardie et l’un des fondateurs des Verts dans cette région. Toutes ces personnalités, qui rejoignent pour la plupart le nouveau mouvement Écologistes!, en entraînent d’autres dans leur sillage. Au conseil régional d’Île-de-France, seize des cinquante-et-un élus EELV ont ainsi fait scission pour former un nouveau groupe, l'Union des démocrates et écologistes. Dans les Pays-de-la-Loire, deux anciens élus régionaux EELV se retrouveront en décembre sur les listes du PS. Écologistes! a tenu, le 3 octobre, un premier congrès marqué par une vive critique de EELV et une proximité assumée avec le pouvoir socialiste. Ce nouveau parti rappelle un peu l’émergence de Génération écologie, celle-là pilotée directement de l’Élysée mitterrandien, dans les années 1990. La formation de Brice Lalonde avait réussi à amputer sérieusement l’électorat des Verts aux élections régionales de 1992 avant de se dégonfler et d’entamer une audacieuse dérive droitière. La survie à moyen terme d’une formation écologiste de centre-gauche n’est pas plus assurée aujourd’hui. Écologistes! est sans doute plus un sas de décompression pour des élus en voie de reconversion que le creuset d’un parti durable. On ne s’étonnerait pas de voir François de Rugy rejoindre le PS dans un avenir plus ou moins lointain ou Jean-Vincent Placé revenir au PRG, dont il est issu. Pour le moment, les écologistes vont vivre l’épreuve douloureuse de la division et de la concurrence de formations rivales. Les arrangements, comme celui qui prévoit d’assurer la survie du groupe des députés écologistes au prix d’une coprésidence entre Barbara Pompili et Cécile Duflot, vont être de plus en plus difficiles à trouver. Emmanuelle Cosse, la «patronne» de EELV, a assisté impuissante à cette scission. Fataliste, elle semblait en avoir pris son parti depuis plusieurs mois déjà puisqu’elle confiait: «L’éclatement? Il est possible. Je ne sais pas si ce serait une bonne ou une mauvaise chose.» Cette amputation ne règle pourtant aucun problème de cette formation. La clarification qui pourrait en résulter n’est que très partielle tant les stratégies possibles restent discutées au sein de EELV. Les tenants de l’indépendance du parti croiseront toujours le fer avec ceux d’une alliance privilégiée avec tout ou partie du Front de gauche –formule qui a eu les faveurs des militants dans plusieurs régions. L’ambition présidentielle ouverte de Cécile Duflot se trouve aujourd’hui très fragilisée par l’affaiblissement de son parti. L’espace de sa candidature se réduit encore plus avec le rétrécissement du spectre couvert par EELV. Rappelons que, ces trente dernières années, le score moyen d’un candidat écologiste au scrutin européen n’a été que de 3,2% des suffrages exprimés. Les tenants de l’indépendance du parti croiseront toujours le fer avec ceux d’une alliance privilégiée avec tout ou partie du Front de gauche Cette absence de perspective claire laisse prévoir une nouvelle vague de départs de EELV après les élections régionales. Tout se passe comme si cette formation, issue d’un dépassement largement raté des Verts, était arrivée au bout de son aventure. Son utilité politique était fortement dépendante d’une alliance stratégique avec un PS au pouvoir qui n’est désormais plus de mise. L’écologie politique française s’apprête vraisemblablement à traverser une phase d’interrogations et d’émiettements. Corinne Lepage conserve son petit pavillon d’écologie de centre-droit. Écologistes! va tenter de faire vivre l’écologie de centre-gauche. Le Parti de gauche, promoteur de «l’écosocialisme», brandira l’étendard d’une écologie de gauche. Abritant toujours des sensibilités diverses, EELV risque d’être tiraillée entre ces différentes version du message écologique.

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