Humanum est

24 avril 2018

Piloter un avion

A l'occasion d'un voyage à Pau, il y a quelques jours, je me suis offert une expérience que je rêvais de faire depuis longtemps : un stage de pilotage d'avion. Une expérience extraordinaire qui est entrée directement dans mon top 5 des meilleures expériences que j'ai pu réaliser dans ma vie. J'ai fait un paquet d'activités insolites au fil des années, mais peu d'entre elles m'ont laissé un tel goût de reviens-y. Et le pire, c'est que je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi ! La météo n’était d'une part pas très clémente. Il y avait de gros nuages et mon co-pilote, qui était accessoirement un pilote chevronné avec près de 3000 heures de vol à son actif, a même hésité à annuler. Et comme je l'ai découvert une fois en altitude, il y avait aussi du vent, ce qui faisait tanguer l'appareil et m'a donné un joli teint verdâtre peu avant de rejoindre l'aérodrome. Mais en définitive, rien de tout ça n'avait la moindre importance. Parce que le fait de piloter a largement compensé tous ces petits désagréments. Non que ce soit difficile en soi. Au contrair, c'est incroyablement simple. On peut d'ailleurs passer son brevet de pilote avant même de pouvoir passer le permis B ! Mais c'est cette facilité qui m'a permis de prendre en charge l'intégralité du vol : j'ai ainsi décollé, volé, et même procédé à l'atterrissage sans aide ! Mon co-pilote pouvait intervenir à tout moment grâce à un système de doubles commandes, mais en dehors de ma trajectoire de descente au moment de l'atterrissage qu'il a dû corriger (il l'a qualifiée de « trajectoire Banzaï », allez savoir pourquoi), mais en dehors de ça, il est resté les bras croisés tout du long. Et quand vous avez vraiment l'impression d'être seul aux commandes, je peux vous dire que vous éprouvez à la fois un sacré mélange d'excitation, de fierté et de peur. Un cocktail détonant qui vous donne presque l'impression d'avoir pris des substances illicites ! D'autant que les conditions météos assez limite rajoutaient pas mal de piquant à l'exercice ! En tout cas, ce stage de pilotage d'avion a Pau m'a rappelé cette vérité toute simple, qu'on a tendance à oublier : YOLO ! Alors vous attendez quoi pour embarquer ? Davantage d'information sur ce baptême en avion à Pau en suivant le lien.

avion3 (5)

Posté par leroyert à 10:10 - Permalien [#]


13 avril 2018

Quand les robots sont des artistes

« L’intelligence artificielle est incontestablement un nouveau médium de création au service des artistes. » Pour Jérôme Neutres, directeur de la stratégie et du développement pour la Réunion des musées nationaux-Grand Palais, robots et intelligence artificielle (IA) s’inscrivent dans une continuité logique : « Toute l’histoire de l’art est scandée par l’utilisation de matériaux, de techniques et d’outils les plus variés pour faire de l’art. Les artistes font feu de tout bois et les plus grands d’entre eux se sont emparés de l’IA comme ils s’étaient auparavant emparés de l’appareil photo, de la caméra vidéo ou des néons… ». De fait, le Grand Palais, à Paris, consacre cette année au sujet une exposition, baptisée Artistes & Robots, présentant plus d’une trentaine d’œuvres, toutes caractérisées par l’utilisation de robots, de machines et de systèmes informatiques disposant « d’une part de liberté ou d’aléatoire ». « Une exposition historique qui présente des œuvres de 1954 à 2018 », résume Jérôme Neutres, également commissaire de l’exposition, insistant sur le fait que « si le sujet est nouveau pour le grand public, il ne l’est pas dans le domaine de l’art ». Et il a déjà gagné le marché de l’art contemporain. L’acceptation de l’art robotique est bien réelle, partout dans le monde, y compris dans les galeries et grands musées. Mais elle ne manque pas de soulever des interrogations. Où s’arrête le travail de l’artiste, où commence celui de la machine ? À partir de quand un robot cesse-t-il d’être un simple outil programmé pour afficher une réelle autonomie ? Si l’intention a toujours caractérisé le travail de l’artiste humain, peut-il y avoir une « intention artificielle » ? Et, finalement, qu’est-ce que la créativité ? Ces questions sont particulièrement bien illustrées par les robots peintres et dessinateurs et, de fait, de nombreux artistes et universitaires explorent cette voie. Certaines machines peignent de façon plus ou moins aléatoire, usant de leurs algorithmes pour générer des peintures intrigantes. D’autres réagissent à leur environnement ou tentent de reproduire à leur manière ce qu’elles « voient » de leurs yeux synthétiques. D’autres encore s’intercalent entre la main du peintre et sa toile, introduisant parfois leur propre subjectivité et devenant davantage qu’un simple outil. Au fond, le robot peintre est-il juste un nouveau genre de pinceau pour l’artiste peintre,ou devient-il l’artiste lui-même ?

Posté par leroyert à 16:25 - Permalien [#]

02 mars 2018

Les notations des hôtels

Les cotes d'étoiles sont souvent utilisées pour classer les hôtels après une inspection. Bien qu'il y ait quelques hôtels de six et sept étoiles, cinq étoiles sont la norme pour le plus haut niveau de l'hôtel. Comme pour toutes les étoiles, les établissements hôteliers 5 étoiles varient d'un pays à l'autre et d'une ville à l'autre, bien que certaines des plus grandes marques respectent des normes similaires dans leurs hôtels. Cependant, lorsque vous séjournez dans un hôtel 5 étoiles, vous pouvez vous attendre au summum du luxe et nous vous donnerons ici un guide approximatif sur le type d'équipement que vous devriez prévoir. Un hôtel cinq étoiles offrira une sophistication unique, des installations innovantes, un cadre magnifique et les plus hauts standards de luxe et d'extravagance. Un endroit où vous pouvez être totalement indulgent et tous vos besoins seront satisfaits. Les installations d'hôtel 5 étoiles vont souvent de pair avec des complexes de golf de classe mondiale, des hôtels d'affaires avec des centres de conférence, un forfait de cours et des destinations spa relaxantes. Ils peuvent être des hôtels de charme ultra modernes dans la ville, intemporel extravagant dans la campagne, dans un château ou un endroit vert et respectueux de l'environnement. Le type d'hébergement 5 étoiles que vous choisissez sera naturellement au choix personnel, mais ce sera le meilleur que l'argent peut acheter. Les installations de l'hôtel cinq étoiles impliqueront un cadre luxueux et un service haut de gamme. La chambre ou la suite sera meublée et décorée avec goût et impeccablement, tout comme le reste de l'hôtel. Beaucoup d'hôtels de ce type auront un choix de types de chambres telles que des chambres d'affaires, des chambres supérieures contemporaines et des chambres de mode. Peu importe le style que vous choisissez, il sera impeccable et le lit sera de qualité supérieure et confortable. Il y aura une réception de jour et de nuit, une bagagerie, un service de chambre, un service de voiturier, un bureau de change, des coffres-forts, un choix de bars, de piscines, de restaurants et de divertissements. Les clubs de santé, les gymnases, les installations de spa seront de série, de même qu'un minibar, une télévision à écran plat, un lecteur de CD, DVD, radio et Internet WiFi dans votre chambre. Courts de tennis, terrains de golf, laverie, un menu diversifié pour les goûts du monde entier et une discothèque pour profiter d'une soirée mémorable. Il y aura un choix de salles de réunion et de réception. Vous pouvez vous attendre complètement sur les salles de bains surdimensionnées climatisées avec des articles de toilette gratuits et votre chambre aura un balcon, une terrasse ou une vue fantastique. Vous mangerez dans des restaurants primés qui serviront les ingrédients les plus frais et les meilleurs avec un service de serveur sans comparaison. Bien que les hôtels 5 étoiles sont les meilleurs, votre choix dépendra grandement de vos préférences personnelles, il est donc utile de jeter un coup d'œil jusqu'à ce que vous trouviez votre emplacement idéal. Ensuite, lorsque vous choisissez un hôtel avec 5 étoiles, vous aurez le meilleur hôtel pour vos besoins. Une grande sélection d'hôtels à - / Tous les derniers prix et offres sur tous les hôtels, y compris les hôtels bon marché, les hôtels de luxe et les hôtels tout inclus. Consultez ce site pour toutes les dernières offres. Encore plus d'information sur les plus beaux hôtels du monde en surfant sur le site internet du spécialiste.

Posté par leroyert à 14:23 - Permalien [#]

20 février 2018

CHU : la prolifération des structures

La loi HPST a instauré un nouveau régime juridique de fondation hospitalière (article L. 6142-7-3 du code de la santé publique) permettant de recueillir des fonds pour dynamiser la recherche, mais le décret d’application n’a été publié que le 21 août 2014. Le décret n° 2016- 211 du 26 février 2016 autorise désormais les CHU à créer leur propre filiale de valorisation et n’a pas manqué de susciter des inquiétudes de la CPU, du CNRS et de l’INSERM qui ont appelé à une concertation préalable avec les principaux partenaires avant toute création. Sans méconnaître leur intérêt, ces nouvelles possibilités offertes aux CHU viennent concurrencer la politique suivie en matière d’organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche et compromettent le nouvel équilibre entre universités et organismes que cette politique vise à promouvoir. Après la loi de programme de 2006 pour la recherche, qui a créé l’Agence nationale de la recherche et l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES), la loi relative aux libertés et responsabilités des universités de 2007 a visé à donner aux universités, rendues plus autonomes, des responsabilités accrues en matière de recherche. Le but ultime poursuivi consistait à rapprocher le système français de la norme internationale : des universités accueillant des laboratoires de recherche en leur sein, ayant la maîtrise des recrutements d’enseignants-chercheurs, intégrant des moyens de recherche provenant de sources diverses, notamment d’agences nationales de moyens, dans une stratégie de recherche dont elles assumeraient la responsabilité à titre principal. Les établissements d’enseignement supérieur et de recherche ont été autorisées dans ce cadre à créer des fondations de coopération scientifique, des fondations universitaires et des fondations partenariales, afin de lever des fonds pour la recherche. Cette prolifération de structures à but d’intensification et de valorisation de la recherche a été amplifiée par le programme d’investissements d’avenir (PIA) qui, avec les initiatives d’excellence, a apporté des moyens financiers substantiels à des regroupements de recherche et d’enseignement d’excellence dont les universités étaient les pivots. En outre, quatorze sociétés d’accélération du transfert de technologies (SATT) ont été créées dans les régions pour valoriser les activités de recherche des établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Ce risque de dédoublement des nouvelles structures et de mise en concurrence de celles-ci entre elles au niveau local ne pourrait être que dommageable à l’efficience du système hospitalouniversitaire. Pour autant, sur les sites de l’échantillon, cette difficulté a jusqu’ici pu être évitée : à Bordeaux, Strasbourg et Saint-Etienne, le CHU est membre fondateur de la fondation créée à l’initiative de l’université. Les CHU coopèrent également avec les SATT pour valoriser leurs travaux. À Bordeaux, l’université a même choisi de considérer que le CHU pouvait être un de ses représentants au conseil d’administration de la SATT Aquitaine sciences transfert. Compte tenu de sa taille, la problématique est différente pour l’AP-HP, qui a créé en mai 2015 sa propre fondation consacrée à la recherche clinique.

Posté par leroyert à 17:02 - Permalien [#]

05 janvier 2018

De l'Estonie à la Grèce

La Grèce est décidément devenue une bombe planétaire. Lors d'un séminaire à Tallinn la semaine dernière, mes collègues et moi avons pas mal discuté de la situation de la Grèce. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que les jugements étaient très partagés. Au moment où le pays est sur le point de basculer, j'ai souhaité revenir sur cette catastrophe qui mine toute l'Europe. La crise grecque dure depuis quelques années déjà. Elle a notamment marqué l'émergence de la crise de la dette souveraine dans la zone Euro, en contraignant les autres membres de la zone euro à intervenir afin d'éviter une flambée de la zone euro. A cette époque, les marchés se sont aperçus de la déplorable gestion de l'Etat grec et ont obligé la Grèce à emprunter à des taux incroyablement élevés. Cette hausse a bien sûr intensifié les déficits et conduit à une réduction encore plus forte des dépenses. Au niveau économique, les diminutions drastiques dans les dépenses de l'Etat Grec ont conduit à une aggravation du chômage, une baisse des salaires et à de nombreuses manifestations pour protester contre l'austérité. Pendant le séminaire, j'ai été troublé de découvrir qu'en dépit de verdicts tranchés, les gens ne connaissaient pas forcément la genèse de cette crise. Elle est évidemment due à de nombreux facteurs, mais je pense que l'une des raisons principales de la crise grecque réside dans les Jeux Olympiques. En effet, dès 2004, l'alerte avait été lancée par certains économistes qui s'inquiétaient que le budget des JO, financé par emprunts, puisse provoquer un déséquilibre de la situation grecque (il faut savoir que presque 12 milliards ont été investis afin de produire les infrastructures pour l'événement). Ces dépenses exorbitantes sont à l'origine de l'extension des déficits : ils sont passés de 3,7% à 7,5% du PIB dès la fin des JO ! L'événement sportif n'est évidemment pas l'unique raison de la crise, mais elle a contribué à dépouiller le pays, à enfoncer le clou, d'une certaine manière. Au cours de ce séminaire à Tallin, aucun participant n'a en définitive profité des animations fournies (en dépit de leur excentricité), préférant se rassembler auprès du téléviseur pour suivre les événements. Si la Grèce est une bombe à retardement, elle ne devrait plus tarder à arriver à la fin de son compte à rebours. Et ce qui arrivera ensuite, je crois que tout le monde s'en souviendra longtemps. Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du blog sur ce séminaire en Estonie qui est très bien fait sur ce thème.

Posté par leroyert à 11:22 - Permalien [#]
Tags : ,


02 janvier 2018

De la cohérence du parc immobilier judiciaire

Le parc immobilier judiciaire comprend quant à lui 732 sites, dont plus de la moitié sont mis à disposition gratuitement par les collectivités territoriales, représentant 2,2 millions de m² de SHON et une valeur patrimoniale de 1,8 Md€ (18 % du total). Cet ensemble est composite en raison de l’importance des édifices anciens, comportant de nombreux monuments classés ou inscrits, dont une centaine est soumise à la réglementation s’appliquant aux monuments historiques, qui contrastent avec des palais de justice plus récents. Un renouvellement, entrepris depuis une trentaine d’années, s’est poursuivi ces dernières années avec des constructions à l’architecture contemporaine. La mise aux normes et l’entretien des bâtiments historiques sont bien souvent coûteux tandis que les palais de justice construits entre 1960 et 1990 présentent, pour nombre d’entre eux, un important degré de dégradation qui affecte l’exercice même des missions juridictionnelles. Le caractère structurant des ouvrages pour cet exercice met en évidence, tout autant que pour l’administration pénitentiaire, l’importance des enjeux immobiliers pour la bonne marche du service public de la justice. Par comparaison, les 815 sites de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) représentent une part beaucoup plus réduite de l’immobilier de la justice, tant en valeur patrimoniale (0,27 Md€, soit 2,7 % du total) qu’en surface hors œuvre nette (397 453 m2 de SHON). Cependant, les conditions d’accueil des mineurs protégés participent pleinement de l’exercice des missions de la PJJ. Pour le ministère de la justice, les enjeux attachés à l’immobilier sont ainsi considérables et constituent un tout. Bien que l’immobilier spécifique de la justice judiciaire – les palais de justice – et celui de l’administration pénitentiaire – les prisons – répondent à des déterminants propres, leur gestion se recoupe en partie. La continuité de la chaîne pénale des services judiciaires interagit nécessairement avec les logiques fonctionnelles qui soustendent les choix immobiliers effectués dans chacun de ces domaines. En effet, la chaîne pénale commence avec l’engagement de poursuites par le ministère public ; elle se poursuit avec les décisions de justice rendues par les juges du siège, puis avec leur mise à l’exécution, assurée notamment par le parquet et par le juge d’application des peines ; elle se prolonge, le cas échéant, par la prise en charge et le suivi des majeurs condamnés par l’administration pénitentiaire. En conséquence, l’identification des besoins, l’architecture pénitentiaire et les différents modes d’organisation au sein des établissements, ne sauraient s’abstraire des choix de politique pénale. Les décisions d’implantation ne sauraient non plus être indépendantes en matière de carte judiciaire et de construction d’établissements compte tenu de la nécessité de disposer de tribunaux à proximité des lieux de détention, afin d’assurer le suivi de la population pénale. Dès lors, par-delà la dispersion actuelle de la fonction immobilière du ministère de la justice, une approche globale de la gestion de ses immobiliers spécifiques s’avère indispensable pour en assurer la cohérence.

Posté par leroyert à 12:49 - Permalien [#]

28 novembre 2017

Bordeaux blanc

Bordeaux évoque immédiatement ses fabuleux vins rouges, qui ont fait sa réputation dans le monde entier. Pour autant, il est dommage de passer sous silence ses vins blancs, qui méritent eux aussi le détour. La semaine dernière, j'ai eu l'occasion de les découvrir à l'occasion d'un cours d'oenologie à Dijon. Le bordeaux blanc existe en sec et en doux. La production est concentrée dans deux districts. Le district des Graves produit certains des plus fins bordeaux blancs, tant secs que doux, notamment ces grands vins de dessert liquoreux que sont les Sauternes qui proviennent du sud des Graves. De l’autre côté de la Garonne se trouve le district de l'Entre-Deux-Mers qui produit des bordeaux blancs secs et doux. Même si Bordeaux est aujourd'hui intimement lié à ses rouges, il faut savoir que jusque dans les années 1950, les blancs secs représentaient en fait 60% de la production bordelaise. Ce n'est qu’à partir des années 1970 que les rouges ont pris le dessus. Aujourd'hui les blancs ne pèsent plus que 8%. Ça n'empêche pas une grande diversité même au sein de la catégorie générique Bordeaux Blanc qui peut être produite sur l‘ensemble du vignoble. Les vins peuvent se classer en deux grandes familles. La première, c'est celle des vins vifs et fruités, parfois très aromatiques, à boire dans leur jeunesse, à l'apéritif, sur les fruits de mers, les poissons grillés, les salades et les fromages de chèvre. La seconde, c'est celle des vins structurés, élevés en barriques, pouvant se garder quelques années. Ils s'ouvrent de préférence sur des plats plus cuisinés : viandes blanches, plats au curry (pas trop forts), poissons en sauce, fromages comme le comté. On trouve certains des plus grands vins blancs secs du monde dans le nord des Graves, notamment dans le district de Pessac-Léognan. La plupart des bordeaux blancs sont issus d’une combinaison en proportion variable des deux cépages Sauvignon Blanc et Sémillon. Mariage heureux, car le Sauvignon Blanc offre des charmes immédiats alors que le Sémillon requiert plus de temps pour développer ses qualités et ajoute une certaine viscosité et une profondeur au vin. Les meilleurs Graves blancs secs sont vifs lorsqu‘ils sont jeunes puis développent un corps très riche et un bouquet miellé en vieillissant. Dans les bons millésimes, les meilleurs blancs nécessitent au moins dix ans pour se développer et peuvent être gardés bien plus encore ! Si vous voulez découvrir ces vins injustement méconnus, je vous invite à suivre ce cours d'oenologie: je l'ai trouvé passionnant ! Retrouvez plus d'informations sur l'organisateur de cette expérience de cours d'oenologie à Dijon.

 

vin6

Posté par leroyert à 15:38 - Permalien [#]
Tags : ,

27 novembre 2017

Une évolution de notre perception

Notre notion de ce qui constitue une transaction commerciale indigne a évolué avec le temps. Les exemples ci-après concernent les États-Unis, mais d’autres pays ont sans doute connu des évolutions analogues. Dans l’Amérique du 19e siècle, l’achat d’une assurance-vie était jugé moralement inacceptable, car assimilé à un pari contre Dieu, jusqu’à ce que cette pratique en vienne à être considérée, grâce à une campagne promotionnelle auprès des églises, comme un moyen avisé d’exprimer son amour pour la famille. Au début du 20e siècle, la vente d’alcool y a été considérée moralement inadmissible pendant 14 ans, jusqu’à l’abolition de la Prohibition en 1933. Jusqu’aux années 60, les loteries publiques y étaient jugées immorales; la vente de produits contraceptifs entre États et même leur utilisation étaient illégales dans de nombreux États. Le versement d’un salaire décent à de simples soldats a été considéré éthiquement inacceptable jusqu’à la fin de la conscription et la mise en place d’une armée professionnelle dans les années 70. L’autorisation de services de fertilisation in vitro sur le marché de la santé a suscité d’immenses controverses. Jusqu’aux années 80, il était moralement indéfendable d’autoriser les athlètes professionnels à participer à des manifestations d’«amateurs» comme les Jeux olympiques. nombre d’Américains. La rémunération des donneurs de plasma sanguin et de sperme est néanmoins chose courante. Une femme ne peut être payée pour le don d’un rein, mais elle peut percevoir de l’argent pour donner ses ovules ou servir de mère porteuse. Les domaines dans lesquels les mécanismes de prix sont autorisés varient considérablement selon les pays : certains ont ainsi légalisé la prostitution et l’usage récréatif de certains stupéfiants, alors que d’autres interdisent le versement d’intérêts sur les prêts. Si, comme le pense Sandel, les incitations par les prix érodent la valeur éthique et civique de certains biens dignes d’intérêt, des propositions plus radicales seraient peut-être envisageables : les personnes travaillant dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’assistance sociale, ou les fonctionnaires ne devraient pas être payés, ou peu, pour ne pas entamer la vertu morale de ces professions; les services de recyclage ou d’isolation énergétique devraient être gratuits, dans la mesure où ils doivent être fournis pour leurs vertus environnementales, et non pour une récompense pécuniaire; les dons de bienfaisance devraient être désintéressés, car diffuser le nom des donateurs ou réduire leur facture fiscale en émousserait la vertu civique. Ces propositions visent à susciter le débat, et non à être sérieusement prises en considération. Mais elles montrent bien que les incitations économiques ne doivent pas toujours être jugées incompatibles avec la vertu civique et éthique. Par ailleurs, étant donné l’évolution des mentalités quant à la moralité de certaines transactions économiques, mieux vaut s’abstenir de supposer que les limites actuelles seront celles de demain. Au demeurant, lorsque la pensée économique s’est élargie à d’autres champs que son domaine traditionnel, les résultats se sont souvent avérés fructueux. Les économistes se sont inspirés, par exemple, des travaux de Gary Becker, lauréat du prix Nobel, et d’autres pour montrer en quoi cette pensée peut expliquer la dynamique de sujets auparavant considérés non économiques comme le mariage, l’éducation des enfants, la criminalité et la discrimination envers certains groupes. L’idée selon laquelle les forces armées doivent attirer des employés au moyen de salaires, de prestations et de possibilités d’avancement plutôt que d’imposer le service militaire est désormais courante. Il en est de même de la notion selon laquelle on peut utilement lutter contre les problèmes écologiques en conférant un prix à la pollution — par la consignation des canettes et bouteilles, la taxation de produits polluants comme l’essence, et l’achat et la vente par les entreprises de permis pour certains polluants, par exemple, qui incitent à réduire la pollution à un moindre coût social. Il est tentant d’ériger une barrière autour des vertus morales et civiques pour éviter que les valeurs économiques ne les cannibalisent. Or, comme les États-Unis l’ont appris lorsqu’ils ont essayé d’interdire l’alcool au début du 20e siècle, il n’est pas facile de neutraliser les forces économiques et, souvent, la bonne réglementation du marché offre un moyen plus pragmatique d’équilibrer les valeurs éthiques et civiques que des lois interdisant certains comportements sur la base d’arguments moraux.

Posté par leroyert à 11:17 - Permalien [#]

07 novembre 2017

Des escargots

Voilà quelque chose que je ne pensais pas cuisiner un jour : les escargots de Bourgogne. J'avais déjà eu l'occasion d'en goûter et avait trouvé qu'ils étaient caoutchouteux. Je pensais qu'ils étaient davantage appréciés pour le beurre d'ail qui remplit la coquille que pour la viande elle-même. Mais lors d'un cours de cuisine la semaine dernière, force m'a été de constater qu'un aliment est surtout ce que le chef en fait. D'abord, il n'existe pas un escargot, mais de nombreuses espèces d'escargots comestibles, du petit-gris à l’escargot terrien géant africain qui peut atteindre une longueur de 25 cm. Cela dit, peu d’entre elles ont vraiment un intérêt. Pour la petite histoire, l'escargot est prisé pour la viande singulière qu’il contient mais était historiquement réservé aux périodes « maigres ». Les monastères médiévaux ajoutaient des escargots au menu pendant le carême ; les marins en faisaient des provisions à bord ; et purgés sur du romarin, ils sont un composant traditionnel de la paella. En France, on consomme quelque 40 000 tonnes d'escargots par an. Aujourd'hui, l'escargot le plus consommé en France est l’escargot Helix aspersa, escargot d’élevage en grande partie importé. Jusqu’à récemment, l’escargot de Bourgogne (Helix pomatia) — cousin germain de l'escargot commun de jardin — symbolisait un style de cuisine traditionnelle et figurait sur tous les menus de bistrot. Mais cette espèce ne s’adapte pas bien à l’élevage et la rareté de l’escargot sauvage en France fait que les escargots de Bourgogne sont un mets qui devient de plus en plus rare. Bien que d’une saveur subtile, les escargots demandent une longue préparation. Récoltés vivants, ils doivent être purgés (afin d’en éliminer les toxines des plantes qu’ils consomment). Pour cela, soit ils sont privés de nourriture pendant cinq à sept jours (leur carême à eux, d'une certaine manière !), soit ils sont gardés à l'ombre (par exemple dans un seau) et nourris d'herbes pendant deux semaines. Après avoir été mis à dégorger, blanchis et cuits à petit feu, ils sont prêts pour la cuisson finale. La recette classique veut qu’ils soient remis dans leur coquille avec un peu de beurre d'escargot — du beurre relevé avec de l'ail et du persil - et cuits à four très chaud. Ce délicieux mets (quand il est bien préparé, j'entends) est cependant riche en cholestérol. A bon entendeur ! J'ai hâte d'inviter mes amis à dîner pour tester les compétences que j'ai acquises lors de ce cours de cuisine. Parviendrai-je à convaincre avec un plat aussi particulier que les escargots ? La réponse sous peu ! En savoir plus en suivant le lien sur le site de l'organisateur de ce cours de cuisine gastronomique à Lille.

Posté par leroyert à 16:02 - Permalien [#]
Tags : ,

03 novembre 2017

Gérer le viral

Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter… Les réseaux sociaux sont le relais et les vitrines de vos événements. À condition -toutefois d’avoir mis en place, en amont, un plan de social media orchestré par une équipe dédiée, et comprenant une stratégie de contenu construite. « Sur chacune de nos opérations, nous réfléchissons à la façon de le rendre viralisable et de donner envie aux invités ou visiteurs de partager photos et vidéos de l’événement, souligne Beatrix Mourer, codirectrice de l’agence Magic Garden. Or, le public va avoir tendance à communiquer sur une expérience qu’il n’a jamais vécue: un lieu, une scénographie, une idée… » Aussi, comment mettre en place votre plan social media, comment le décliner en amont, pendant et après votre opération? C’est un point qui peut paraître anodin, mais qui est pourtant primordial. « Le hashtag doit être court, clair et simple afin que, lors de l’événement, il puisse être mémorisé et épelé sans difficulté », rappelle Beatrix Mourer. Et ce tout en ayant, bien sûr, un lien avec le nom de l’événement ou la thématique. « Le hashtag sera utilisé, autant que possible, en amont de l’opération pour toute la communication on line et off line sur l’ensemble des affiches, invitations ou flyers que vous distribuez », indique Yann Dirheimer, senior marketing manager Europe du Sud de Hootsuite. L’idée est de faire monter l’intérêt autour de l’événement par le biais du hashtag et que les personnes intéressées par l’opération puissent commencer à communiquer autour de celle-ci en le réutilisant et animer ainsi la communauté. « Vous devez avoir une organisation claire sur la -stratégie que vous souhaitez mettre en place sur les réseaux sociaux pour savoir à quel moment vous poussez des informations sur tel ou tel canal », souligne Yann Dirheimer. Par exemple, Facebook permet de créer une page propre à l’événement pour inciter les internautes à s’y inscrire, Twitter servira à donner des informations courtes en temps réel comme le nom des artistes ou des intervenants, et sur Insta gram, vous publierez des photos du lieu, des préparatifs, etc. Quant à la plateforme YouTube, elle se révèle intéressante pour créer du teasing avec la diffusion de vidéos. « Durant l’événement, vous devez le faire vivre en planifiant des tweets de rappel de telle sorte que votre équipe puisse se concentrer sur le live tweeting, suivre les conversations, répondre aux questions », explique Yann Dirheimer. C’est un fort enjeu car plus l’événement est grand, plus il y a du buzz, plus les conversations sont nombreuses, plus vous aurez besoin de mobiliser vos équipes pour y répondre rapidement. De nombreuses solutions proposent de planifier des messages pour se concentrer sur l’animation du contenu généré par les utilisateurs. « Les gens vont commencer à tweeter, à réagir, vous devez rebondir sur les messages », poursuit Yann Dirheimer. Si l’objectif est d’amplifier le buzz, l’intégration de tags offre la possibilité de suivre et tracker les résultats de telle ou telle campagne sur les réseaux sociaux.

Posté par leroyert à 16:33 - Permalien [#]