Humanum est

07 juin 2017

Il nous faut des drones

Deux sénateurs estiment qu'il faut "ouvrir le débat" sur l'armement des drones de l'armée française. Ils préconisent une meilleure coopération européenne. La France doit lever le tabou des drones armés. C'est la conclusion d'un rapport sénatorial, l'objectif avancé étant d'accroître l'efficacité de l'armée française sur le terrain et de combler ses lacunes en matière de drones de surveillance. "De nombreux pays utilisent désormais des drones armés [...] Dans notre pays la décision a été prise, de manière implicite, de ne pas armer les drones [...] Il est temps d'ouvrir ce débat", estiment Cédric Perrin (LR) et Gilbert Roger (PS), co-présidents du groupe de travail qui a rédigé ce rapport d'information intitulé "Drones d'observation et drones armés: une révolution militaire". Les États-Unis et Israël ont été précurseurs dans ce domaine, suivis du Royaume-Uni. En Europe, L'Italie a aussi obtenu en 2015 l'autorisation des États-Unis d'armer ses drones américains Reaper. Au Moyen-Orient, "on assiste à une véritable prolifération des drones armés", qui seraient utilisés par l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l'Irak, l'Iran, le Pakistan et la Turquie. D'autres pays en sont équipés ou envisagent de le faire, de la Chine à l'Asie centrale. Mais selon leurs détracteurs, les drones armés "déshumanisent" la guerre, avec des pilotes qui agissent à distance et des "assassinats ciblés" contestables d'un point de vue éthique et juridique. Les deux sénateurs relèvent, eux, que l'emport sur ces drônes de missiles ou de bombes guidées offre une plus grande réactivité dès lors qu'une cible est détectée. Du point de vue du droit, "les drones armés ne diffèrent pas des autres systèmes d'armes", avancent-ils également. Ils doivent respecter les mêmes règles d'engagement qu'avions, hélicoptères, voire artillerie. "Le choix de la cible et du tir sont toujours effectués par un ou plusieurs opérateurs humains", insistent aussi MM. Perrin et Roger, qui réfutent toute idée de déshumanisation. En attendant le développement d'un drone MALE (Moyenne altitude, longue endurance) européen, la France pourrait armer ses Reaper achetés aux Etats-Unis, dont cinq exemplaires sont actuellement déployés au Sahel. Plus largement, y compris dans le renseignement, la "montée en puissance des drones reste lente et inachevée dans les armées françaises", constate encore le rapport. Les deux sénateurs préconisent d'abord d'améliorer les capacités du Reaper livré à la France, en le dotant de moyens de surveillance électromagnétiques et d'imagerie haute définition. Les armées devraient aussi progressivement s'affranchir de la "tutelle" des États-Unis qui imposent une maintenance américaine sur les Reaper français et gardent un droit de regard sur toute nouvelle zone éventuelle de déploiement au-delà du Sahel. Pour réduire cette dépendance, "il faut (impérativement) gagner le pari des drones européens" en développant un système MALE "réaliste en termes de coûts", insistent les parlementaires.

Posté par leroyert à 16:18 - Permalien [#]


02 mai 2017

Vers la fin de la Corée du Nord ?

Barak Obama avait prévenu son successeur. La question internationale la plus critique et urgente à régler sera celle de la prolifération nucléaire nord-coréenne. Depuis quelques semaines, le dictateur rouge Kim Jong-un multiplie les menaces à l’encontre de Séoul et de Washington – annonçant même sa volonté de frapper le territoire américain. La menace ne fait sourire personne. Elle va bien au-delà du simple effet déclaratoire car, ce n’est un secret pour personne, la Corée du Nord développe depuis plusieurs années maintenant un programme nucléaire à finalité militaire. Pyongyang a déjà procédé en effet, par quatre fois, à un test de bombe atomique en 2006, 2009, 2013 et 2016. À chaque fois, le pays a subi des sanctions internationales et s’est enfoncé davantage encore dans une logique d’isolement. Le “régime ermite” (c’est ainsi qu’on le surnomme fréquemment) n’en a eu cure et a continué, sans vaciller, sa course folle nucléaire. Avec, il faut le souligner, la complicité passive de la Chine. À tel point que l’on estime que la Corée du Nord serait vraisemblablement capable aujourd’hui de fabriquer huit à douze têtes nucléaires de type “A”. La course en avant du leader coréen ne se limite pas à la fabrication de bombes A, elle s’accompagne aussi du développement de missiles susceptibles d’embarquer lesdites bombes avec la possibilité, évoquée il y a quelques jours par Washington, que la Corée du Nord ne soit en capacité, avant la fin du mandat de Donald Trump, de frapper le territoire américain avec un missile à tête nucléaire. Confronté à cette menace caractérisée, le nouveau président américain a décidé de hausser le ton en déclarant qu’il était prêt à utiliser “la totalité des capacités militaires des États-Unis” pour contrer les missiles balistiques nord-coréens, y compris en recourant à des frappes préventives. En attendant une action encore à ce jour hypothétique, le déploiement du bouclier anti-missile américain Thaad, destiné à protéger la Corée du Sud mais décrié par la Chine, est confirmé. De fait, cette poussée de tension dans la péninsule ne fait pas les affaires de Pékin. Tout d’abord, les menaces de son allié nord-coréen justifient pleinement que les États-Unis installent un bouclier anti-missile pour protéger la Corée du Sud. Mais un tel déploiement, en mettant des missiles d’interception à la frontière de la Chine, ne peut que fragiliser la valeur de la dissuasion nucléaire chinoise. Ensuite, le Japon, qui constitue le grand rival régional de Pékin, envisage pour se protéger du risque nord-coréen, de déployer lui aussi un bouclier anti-missile, voire même pourquoi pas de se doter de l’arme nucléaire. Le cauchemar absolu pour Pékin qui verrait ainsi sa supériorité militaire globale contestée. Enfin, la Chine se doit de réagir si elle veut être crédible internationalement, mais hésite aussi à contraindre par des mesures coercitives la Corée du Nord à renoncer à son programme nucléaire. Elle craint en effet qu’une Corée du Nord apaisée et démilitarisée ne tombe dans le giron américain avec, à la clé, une unification de la péninsule qui se ferait au bénéfice de Séoul. Et la perspective d’avoir un allié des États-Unis à sa frontière. Autant dire que les entretiens que vont avoir Donald Trump et Xi Jinping lors de leur première rencontre, programmée pour la fin de semaine en Floride, risquent d’être tendus. Avec un sujet qui risque de perturber les négociations commerciales entre les deux pays, le cas nord-coréen.

Posté par leroyert à 11:22 - Permalien [#]

12 avril 2017

Cordon bleu ou cordon rouge

Ceux qui me connaissent l'ont appris à leurs dépens : Je suis une vraie catastrophe dès qu'il s'agit de cuisiner. Je ne parviens pas à sortir un plat correct d'une cuisine. Mes amis prennent d'ailleurs un malin plaisir à me rappeler mes ratés passés. L'anecdote qu'ils préfèrent, c'est cette soirée où je les ai invités dans mon appartement et où j'ai voulu leur faire du caviar d'aubergine. Vous vous doutez déjà de la chute : je l'ai raté. Mais je ne l'ai pas seulement un peu raté : je l'ai raté jusqu'à le rendre dangereux. Un de mes amis (que j'ai curieusement perdu de vue depuis) a passé la nuit aux urgences tellement il avait mal au ventre ! Et le pire, c'est que je n'ai jamais su comment j'avais pu obtenir un résultat pareil. Mais ma douce, qui est parfois d'une adorable naïveté, ne désespère pas de faire un jour de moi un cordon bleu qu'elle exhibera fièrement à ses amies. Elle m'a même emmené tout récemment à Caen pour que j'y suive un cours de cuisine. Et je dois reconnaître que j'ai plutôt aimé l'expérience. Une fois n'est pas coutume, j'ai pu présenter une assiette qui avait l'air comestible. Pourtant, je ne suis pas certain que le chef qui nous a concocté l'atelier ait été vraiment ravi de ma présence. Il faut dire qu'en l'espace d'un atelier, j'ai fait tomber un plat en verre, éclaboussé tous les participants, et suis passé outre une dizaine de règles de base d'hygiène alimentaire. Le chef a gardé le sourire jusqu'au bout, mais je suis sûr qu'il m'a mis sur sa liste noire. Si j'y retourne, il m'empêchera d'entrer dans sa cuisine. Tout ça pour dire que j'ai été ravi par ce cours de cuisine (et ce, aussi bien l'originalité de la chose que pour son caractère très ludique), mais il faut abandonner l'idée que je devienne un jour un cuisinier potable : cela n'arrivera vraisemblablement jamais. Mais si vous aimez un tant soit peu la popote, c'est clairement un cours sympathique, que je ne peux que vous recommander. Pour plus d'informations là-dessus, ça se passe ici pour toutes les informations sur ce cours de cuisine à Caen..

cuisine 3

Posté par leroyert à 12:15 - Permalien [#]
Tags : ,

20 mars 2017

Poutine appelle à une lutte plus active contre les terroristes

Afin de réprimer efficacement l’activité des extrémistes et des terroristes sur Internet, les services secrets doivent les dépister et liquider leur base financière, a indiqué le président russe Vladimir Poutine. Intervenant jeudi lors d'une réunion de la direction collégiale du Service fédéral de sécurité (FSB), le président russe Vladimir Poutine a appelé à intensifier le travail des services secrets en vue de réprimer l'activité des extrémistes et des terroristes sur Internet. « On doit à l'avenir également dépister activement les groupes terroristes et bloquer leur activité. Il s'agit notamment de les priver de leur base financière, de couper court aux activités des émissaires étrangers et à toutes les activités subversives sur Internet », a déclaré le chef de l'État. Et d'ajouter qu'il était aussi nécessaire de faire appel à l'expérience tant russe qu'internationale. « Quant à la répression du terrorisme, à part les mesures musclées, un travail de prévention permanent est nécessaire. Il importe surtout d'empêcher les extrémistes d'entraîner des jeunes dans leurs réseaux criminels. Il s'agit, somme toute, de susciter dans la société une profonde aversion pour le nationalisme, la xénophobie et le radicalisme agressif. Un dialogue actif s'impose avec les institutions de la société civile et les représentants des confessions traditionnelles de la Russie », a souligné Vladimir Poutine.

Posté par leroyert à 22:22 - Permalien [#]

06 février 2017

Quand les réunions seront virtuelles

Le public n'en a pas encore conscience, mais une nouvelle technologie va révolutionner sous peu notre quotidien : la réalité virtuelle. La semaine dernière, on m'a par exemple envoyé à Istanbul pour suivre un incentive au cours duquel j'ai eu l'occasion de m'essayer à cette nouvelle technologie. Et je peux vous dire que ça m'a troublé. J'étais plus ou moins convaincu jusque-là que cette technologie n'allait pas trouver preneur. Mais maintenant, j'ai au contraire tendance à penser que c'est une innovation majeure qui est à l'oeuvre, et qui sera aussi essentielle que l'avènement du web. Nous n'envisagerons plus le virtuel de la même façon qu'avant. Et je ne pense pas seulement au jeu vidéo. Même si, comme on peut s'en douter, elle va vraiment renouveler les règles du gaming. Cela fait pas mal de temps que je suis sorti des jeux vidéo. Mais lorsque je considère l'immersion que donne la réalité virtuelle, il n'est pas interdit que je m'y remette l'année prochaine, lorsque la technologie sera vraiment au point (les tarifs sont pour le moment assez prohibitifs). Je suis convaincu qu'il faut vraiment y avoir joué soi-même pour voir à quel point la réalité virtuelle introduit une expérience toute autre aux jeux. A l'occasion de cet incentive, j'ai par exemple pu jouer avec des collègues qui n'avaient jamais eu une manette entre les mains (ils ont dû avoir une enfance douloureuse ou amish). Et cependant, tous ont été séduits par le concept. Comme quoi, cette technologie peut séduire tous les publics. D'après moi, cette innovation va aller bien au-delà du jeu vidéo. D'ici deux ans, je pense que pas mal d'entre nous travailleront avec ces casques. Imaginez : il sera par exemple possible de faire des conférences virtuelles et de réunir dans une même pièce virtuelle des personnes se trouvant dans le monde entier. Cela constitue une énorme différence, par rapport aux visio-conférences auxquelles nous sommes habitués ! Imaginez donc un peu le gain de temps et d'efficacité avec cette nouvelle façon de faire ! Je ne sais pas pour vous, mais j'ai hâte de voir ce que ça donne. :-) Décidément, j'ai bien apprécié cet incentive à Istanbul. D'ailleurs, voilà le site de l'agence qui l'a mené, si vous souhaitez voir le programme de cette soirée gaming un peu particulière.

istanbul

 

Posté par leroyert à 16:41 - Permalien [#]
Tags : , ,


30 janvier 2017

Dans l'aquarium

sentosa

Posté par leroyert à 10:57 - Permalien [#]
Tags : ,

Pragmatisme de Trump ?

Le président américain sortant Barack Obama juge que son successeur Donald Trump est un «pragmatique» qui aura du mal à démanteler les accords historiques signés par les États-Unis comme sur le nucléaire iranien et le climat. Le dirigeant démocrate a également assuré que M. Trump était favorable à la solidité de l'OTAN et de l'alliance transatlantique, malgré des déclarations de campagne du milliardaire qui avaient semé la consternation en Europe. Pour sa première conférence de presse depuis l'élection choc du magnat de l'immobilier, M. Obama a aussi confié ses «inquiétudes» à propos de la présidence Trump qui commencera le 20 janvier 2017 et pour laquelle le président élu a lancé la sélection des hiérarques de son administration. «Est-ce que j'ai des inquiétudes? Absolument. Bien sûr que j'ai des inquiétudes. Lui et moi divergeons sur tout un tas de sujets», a lancé M. Obama, interrogé sur la nomination, comme chef de la stratégie à la Maison-Blanche, de Steve Bannon, considéré comme un héraut de l'extrême droite. Sa promotion a indigné les associations anti-racistes. Mais alors que le président Obama n'avait cessé durant la campagne de dénoncer l'inaptitude de Donald Trump à diriger la première puissance mondiale dotée de la force nucléaire, il a jugé lundi que son successeur n'était «pas (...) un idéologue». «Je crois qu'au bout du compte, c'est un pragmatique. Et cela peut lui être utile, à partir du moment où il a de bonnes personnes autour de lui et qu'il sait clairement où il va», a dit M. Obama qui avait reçu M. Trump jeudi dans le Bureau ovale, deux jours après son élection qui avait provoqué une onde de choc mondiale. Face aux inquiétudes exprimées par des alliés des États-Unis devant la possible réorientation de la diplomatie américaine, le président Obama a affirmé qu'il y aurait une «immense continuité» de la politique étrangère et que son pays devait rester «un phare de l'espérance» et la «nation indispensable» pour le monde. La candidat Trump avait promis qu'élu président il «déchirerait» l'accord de contrôle du programme nucléaire iranien, une percée diplomatique majeure négociée pendant des années par les États-Unis, et les autres grandes puissances, avec l'Iran et conclue le 14 juillet 2015. De même, le président élu avait juré d'«annuler» l'accord de l'ONU sur le climat paraphé à Paris fin 2015. Mais pour Barack Obama, le président Trump aura du mal à tenir ses promesses car «il devient plus difficile de défaire quelque chose qui fonctionne (...) un accord fantastique (...) qui empêche l'Iran d'obtenir une arme nucléaire». «C'est vrai dans d'autres circonstances, par exemple pour l'accord de Paris» contre le réchauffement climatique, a insisté Barack Obama, Donald Trump ayant dénoncé un «canular» et une «invention» de la Chine. M. Obama s'exprimait juste avant un ultime voyage en Europe qui le mènera en Grèce et en Allemagne, où il tentera de rassurer ses alliés. «Un des messages que je serai en mesure de porter est son engagement (de M. Trump, Ndlr) à l'égard de l'OTAN et de l'alliance transatlantique», a assuré le président sortant. Mais l'une priorités du prochain président des États-Unis est de se réconcilier avec la Russie du président Vladimir Poutine, après des années de coup de froid en raison de la Syrie et de l'Ukraine. Les deux hommes se sont ainsi entretenus pour la première fois par téléphone lundi, le Kremlin annonçant qu'ils étaient d'accord pour «normaliser» les relations entre Moscou et Washington. A New York, l'équipe Trump a confirmé, parlant du souhait du président élu de nouer des «relations fortes et durables avec la Russie et avec le peuple russe». M. Trump s'est aussi entretenu avec le président chinois Xi Jinping et ils «se sont mis d'accord pour maintenir des contacts étroits, bâtir une bonne relation de travail et pour se rencontrer bientôt», selon la télévision d'État chinoise CCTV. Bal des prétendants À New York, le bal des proches conseillers et prétendants aux postes gouvernementaux a repris à la tour Trump de Manhattan, avec la visite d'un candidat au poste de secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin, ancien de la banque Goldman Sachs. La directrice de campagne de Donald Trump, Kellyanne Conway, a dit que de «nouvelles nominations» seraient certainement annoncées cette semaine. Dans ses 100 premiers jours à la tête du pays après son investiture le 20 janvier, M. Trump aura pour priorités de s'attaquer à l'immigration illégale, de baisser les impôts, de définir ses grands axes de politique étrangère et de réformer la loi sur l'assurance santé Obamacare, selon le futur secrétaire général de la Maison-Blanche et président du parti républicain, Reince Priebus. «Nous avons l'opportunité de faire tout cela étant donné que nous avons la Chambre des représentants et le Sénat, et nous avons un Congrès qui a hâte de faire ce travail», a-t-il dit sur ABC, soulignant la «victoire écrasante» des républicains lors des législatives du 8 novembre.

Posté par leroyert à 10:56 - Permalien [#]
Tags : ,

22 novembre 2016

Le risque financier des pays émergeants

Les pays émergents doivent aussi s’adapter à un contexte de croissance mondiale ralentie, de baisse des cours des matières premières et de contraction du commerce mondial. Une conjoncture extérieure favorable, caractérisée par de faibles taux d’intérêt et des investissements en quête de débouchés de par le monde, donne aux entreprises surendettées l’occasion de restructurer leur bilan. Les entreprises de beaucoup de ces pays ont sans doute atteint un plafond d’endettement, car elles ont considérablement réduit leurs investissements face à la baisse des cours des matières premières et au ralentissement de la demande. Pour de nombreux pays émergents la difficulté consiste à inverser sans heurts le levier financier des entreprises dont le bilan est fragilisé. Près de 11 % des dettes des entreprises (plus de 400 milliards de dollars) sont le fait de sociétés dont les capacités de remboursement sont affaiblies. D’après notre scénario de référence, l’endettement ne diminue que lentement, car le problème est difficile à régler en raison des hauts niveaux d’endettement et des capacités excédentaires des entreprises, qui subissent les effets de la dégradation de la conjoncture extérieure et intérieure. Un ajustement en ordre dispersé est encore possible si les primes de risque mondiales augmentent alors que les bénéfices diminuent. Cela aurait pour effet d’épuiser les marges de fonds propres des établissements bancaires dans certains pays émergents. La croissance rapide du crédit en Chine et le développement des produits financiers du système bancaire parallèle constituent des risques croissants pour la stabilité financière. Le système financier, en rapide expansion, est de plus en plus interconnecté et tributaire des effets de levier, et la création d’instruments et de produits d’investissement innovants en accroît la complexité. Comme signalé dans l’édition d’avril 2016 du GFSR, les créances compromises du secteur des entreprises restent élevées et les risques liés aux créances hors emprunts compliquent les problèmes. Source: séminaire entreprise.

Posté par leroyert à 09:13 - Permalien [#]
Tags : ,

05 novembre 2016

Les français aiment la bière

Après 30 ans de baisse, la consommation de bière est repartie à la hausse en 2015, rattrapant le niveau de 2010. Une hausse liée au développement des bières artisanales et la féminisation de la consommation. Les Français se remettent à boire de la bière. 2015 est "la première année où il y a un effet positif certain", avec une croissance de 3,1% en volume, alors que les ventes de bière avaient connu "une baisse tendancielle de 1% par an sur les 30 dernières années avec une diminution du nombre de brasseries et de la consommation", a expliqué le président de l'association des Brasseurs de France, François Loos. Le marché français "rattrap(e) ainsi le niveau du début des années 2010, grâce à un renouvellement de l'offre et une météo très favorable, notamment en arrière saison", selon les Brasseurs de France. Cette croissance est due "à l'offre qui se multiplie" avec plus de brasseries, un développement croissant des bières artisanales et régionales et de nouveaux consommateurs notamment féminins. Avec 800 brasseries réparties sur tout le territoire, la France est le troisième pays européen en nombre de sites de production. Le nombre de brasseries a été multiplié par deux en cinq ans, offrant plus de 2.000 marques de bières, alors que dans le même temps, la consommation de bière s'est stabilisée globalement autour de 20 millions d'hectolitres. Dans le même temps, les femmes s'intéressent de plus en plus à ce breuvage traditionnellement associé aux soirées foot plutôt qu'à la dégustation. Selon une étude menée par Brasseurs de France, 59% des d'entre elles déclaraient ne jamais boire de bière en 2015, contre 63% en 2014. Les modes de consommation évoluent en outre, celle à domicile se développant au détriment des débits de boisson: dans le détail, les ventes de bière affichent une hausse de 5% en volume en distribution alimentaire, et une baisse de 1% dans les bars et restaurants. Avec une consommation totale d'un peu plus de 20,6 millions d'hectolitres de bière en 2015, soit 30 litres par an et par habitant, la France, où le vin se taille toujours la part de lion, n'est cependant que le vingt-sixième pays consommateur de l'Europe des 28, en volume.

Posté par leroyert à 10:42 - Permalien [#]
Tags : , ,

Agriculture en danger

Un millier d'agriculteurs ont manifesté mercredi à Londres pour dénoncer la chute des prix des produits agricoles et appeler le gouvernement à l'aide, a constaté l'AFP. Dans leur ligne de mire, les supermarchés et l'industrie de transformation qui tirent les prix vers le bas, ont-ils dénoncé. "Pour tous les agriculteurs, c'est la bataille pour survivre. Parce que le prix du lait a chuté de 50%. Parce que les supermarchés et les groupes agro-alimentaires poussent tout vers le bas. L'industrie du boeuf baisse. Tout le monde a du mal, le prix des cultures arables, du maïs sont au plus bas," a déclaré à l'AFP Yulita Parkes, membre de l'organisation Farmers for Action. Carey Hazelhood, éleveuse dans le Warwickshire (centre de l'Angleterre), a expliqué vouloir attirer l'attention sur sa profession, qu'elle estime abandonnée. "J'espère qu'aujourd'hui on fera attention à nous et j'espère que tout le monde va nous soutenir, va soutenir les fermes britanniques (...) et acheter des produits britanniques", a-t-elle dit. Selon des chiffres du gouvernement, le revenu moyen des producteurs de lait devrait chuter de 45% cette année à 46.500 livres (58.000 euros). Et selon certains acteurs du marché, un producteur sur cinq pourrait être contraint de mettre la clé sous la porte à court terme. Actuellement, l'Angleterre, l'Écosse et le pays de Galles comptent 10.500 producteurs de lait contre 21.000 il y a dix ans, selon le ministère de l'Agriculture. Les producteurs de céréales, confrontés à la hausse mondiale de la production et à une monnaie britannique forte, ont eux souffert d'une chute de 25% de leurs revenus, à 34.000 livres (43.000 euros).

Posté par leroyert à 10:41 - Permalien [#]
Tags : , ,